Qu’est ce que Vallées Habitées?2018-12-03T17:07:00+00:00

Un atelier
recherche action

Vallées habitées est un atelier de recherche-action (PDF), construit en réponse à l’appel à manifestation d’intérêt « Paysages, Territoires, Transitions » du ministère de la Transition écologique et solidaire. Retenu parmi 6 autres ateliers pour expérimenter l’application territoriale des transitions énergétique et écologique, Vallées habitées part du constat, en partie lié à la périurbanisation, d’un désinvestissement de centres-bourgs, d’espaces naturels et agricoles de vallées dans l’Eure.

Vallées Habitées permet de s’interroger sur les transitions à inventer pour un monde rural aux prises avec la périurbanisation des grandes agglomérations normandes et de Paris. Il se fixe comme objectif la mobilisation des ressources et des acteurs locaux autour d’actions concrètes pour la revitalisation des espaces désinvestis.

Un séminaire de lancement a permis de présenter l’appel à projets aux territoires et acteurs des vallées euroises. 3 territoires ont été retenus : la Communauté de communes Roumois Seine, la ville de Brionne et l’association l’Avenir de la Vallée de la Lévrière, regroupant notamment 7 communes de cette vallée. Chacun a défini ce qu’il attendait de Vallées habitées, et choisi un collectif d’accompagnement qui l’aidera à cheminer durant les 3 années à venir.

Des espaces en déprises
Des transitions à inventer
3 territoires en action

Des espaces en déprise

Les centres-bourgs anciens

Les logements s’y vident et s’y dégradent, les habitants ne s’y installent plus, d’autres les quittent, leurs commerçants peinent à survivre et ferment boutique… comment reconquérir nos centres-bourgs ? Ils concentrent pourtant les emplois, les commerces et les services du quotidien. Ils offrent des équipements essentiels pour les territoires alentours. Mais moins accessibles, moins adaptés aux usages modernes, ils sont pris dans la spirale de la dévitalisation. Vallées Habitées met l’accent sur la compréhension des mécanismes de cette dévitalisation, l’emprunt à des démarches novatrices fructueuses repérées ailleurs et l’expérimentation. Tout en veillant à impliquer l’ensemble des forces vives en présence – habitants, élus, tissu associatif, professionnels – aux actions menées.

Les friches

Vétustes, mal desservis par les infrastructures routières, nécessitant des mises aux normes lourdes et coûteuses… les sites industriels de nos vallées sont aujourd’hui désertés. Que faire de ces friches ? Comment réinvestir l’architecture industrielle de nos vallées ? Implantés au fil de l’eau, les sites industriels prolongent généralement l’urbanisation des bourgs les plus importants. Vallées Habitées fait le pari d’y rassembler les acteurs culturels, scientifiques, associatifs et industriels des territoires, tout en veillant à les impliquer aux réflexions menées, à confronter et à tester de nouvelles pratiques avec les structures proposant des projets expérimentaux, ainsi qu’à s’ajuster au contexte du territoire.

Les friches

Vétustes, mal desservis par les infrastructures routières, nécessitant des mises aux normes lourdes et coûteuses… les sites industriels de nos vallées sont aujourd’hui désertés. Que faire de ces friches ? Comment réinvestir l’architecture industrielle de nos vallées ? Implantés au fil de l’eau, les sites industriels prolongent généralement l’urbanisation des bourgs les plus importants. Vallées Habitées fait le pari d’y rassembler les acteurs culturels, scientifiques, associatifs et industriels des territoires, tout en veillant à les impliquer aux réflexions menées, à confronter et à tester de nouvelles pratiques avec les structures proposant des projets expérimentaux, ainsi qu’à s’ajuster au contexte du territoire.

Les espaces à forte valeur environnementale

Comment réintroduire une activité qui préserve la valeur environnementale de nos milieux naturels ? Une part considérable de la biodiversité locale se développe dans les milieux naturels de nos vallées. Encore trop peu pris en compte, mal exploités, ces espaces voient aujourd’hui leur richesse écologique menacée. Prendre en compte la préservation et la valorisation de ces espaces dans nos réflexions autour de nouvelles manières d’habiter les vallées s’avère désormais essentiel, que ces espaces soient ou non agricoles.

Des transitions à inventer

Recyclage du foncier déjà urbanisé

Face au délaissement, le recyclage du foncier urbanisé constitue le 1er objectif de Vallées Habitées. Il s’agit d’encourager la reconversion des friches industrielles des vallées, potentiellement réemployables :

  • en y installant et développant des activités utiles localement (culture, recherche, associations, industries)
  • en y revalorisant et développant le bâti existant (bourgs, extensions pavillonnaires)

Revalorisation du patrimoine

Pour remédier à la dévitalisation, la revalorisation du patrimoine local est le 2nd objectif de Vallées Habitées. Il sera ici question :

  • de rénover le bâti actuel, en tenant compte de sa singularité
  • de mobiliser les entreprises et les savoir-faire locaux, pour améliorer et moderniser ce bâti (rénovation énergétique, correction thermique…)

Revalorisation du patrimoine

Pour remédier à la dévitalisation, la revalorisation du patrimoine local est le 2nd objectif de Vallées Habitées. Il sera ici question :

  • de rénover le bâti actuel, en tenant compte de sa singularité
  • de mobiliser les entreprises et les savoir-faire locaux, pour améliorer et moderniser ce bâti (rénovation énergétique, correction thermique…)

Valorisation des ressources naturelles

Pour contrer le délaissement de nos vallées, il importe de valoriser et de préserver leurs ressources naturelles : biodiversité, énergie – et notamment hydraulique. Ce 3e objectif de Vallées Habitées est réalisé au cours :

  • d’actions de protection ou de restauration des continuités écologiques des coteaux secs et des prairies humides liées à l’agriculture locale
  • d’opération de revalorisation et de réemploi des friches industrielles liées aux cours d’eau locaux

3 territoires en action

Communauté de Communes Roumois Seine

Située entre Rouen et Le Havre, dotée de bonnes infrastructures routières, la Communauté de communes Roumois-Seine est un territoire attractif, fort d’une population jeune, aisée et active au regard de la moyenne du département. Elle s’avère cependant dépendante des agglomérations avoisinantes pour l’emploi, et souffre d’un faible développement des transports en commun. Territoire fondamentalement rural, doté d’atouts paysagers manifestes, l’urbanisation non maîtrisée y provoque la dégradation du patrimoine naturel et bâti ancien, et menace l’artisanat local. Marquée par un faible développement des énergies renouvelables et du tourisme malgré des initiatives et un potentiel avéré dans ces domaines, riche de deux véritables pépites environnementales et patrimoniales – le Marais Vernier et la vallée de la Risle maritime, la CC Roumois-Seine doit avant tout développer la coordination et la coopération entre ses différents acteurs territoriaux.

Vallées habitées permettra ainsi de développer la cohésion territoriale mais aussi sociale en Roumois-Seine, en :

  • fédérant les territoires de la communauté de communes autour de projets innovants et respectueux de l’environnement
  • s’appuyant sur les espaces naturels de la vallée
  • plaçant les acteurs, et en particulier les habitants, au cœur des différents projets et d’une démarche qui se veut participative, ouverte et créative
La candidature
Le cahier des charges

Commune de Brionne

Située à 50 km de Rouen et à 60 km du Havre, dotée d’une gare, la commune de Brionne est le 3èmepôle urbain de l’Intercommunalité Bernay Terres de Normandie. Territoire historiquement industriel aujourd’hui en déclin, elle voit sa population vieillir et décroître depuis les années 80, tandis que les populations des communes rurales avoisinantes augmentent. Sa rivière, la Risle, est un atout important mais reste un frein pour le développement des mobilités, douces en particulier. « Ville d’eau et d’Histoire », ses atouts paysagers lui confèrent un potentiel intéressant pour renforcer une activité touristique et de loisirs déjà bien développée. Elle est par ailleurs dotée de plusieurs friches, dont trois en centre-ville.

Pour redynamiser sa population et son économie, deux priorités, la commune envisage :

  • d’associer les habitants et les acteurs du territoire aux réflexions et aux actions menées
  • de développer l’attractivité de son centre-ville
  • reconquérir la friche Delaporte / Siret, située sur une île de la Risle
La candidature
Le cahier des charges

Commune de Brionne

Située à 50 km de Rouen et à 60 km du Havre, dotée d’une gare, la commune de Brionne est le 3èmepôle urbain de l’Intercommunalité Bernay Terres de Normandie. Territoire historiquement industriel aujourd’hui en déclin, elle voit sa population vieillir et décroître depuis les années 80, tandis que les populations des communes rurales avoisinantes augmentent. Sa rivière, la Risle, est un atout important mais reste un frein pour le développement des mobilités, douces en particulier. « Ville d’eau et d’Histoire », ses atouts paysagers lui confèrent un potentiel intéressant pour renforcer une activité touristique et de loisirs déjà bien développée. Elle est par ailleurs dotée de plusieurs friches, dont trois en centre-ville.

Pour redynamiser sa population et son économie, deux priorités, la commune envisage :

  • d’associer les habitants et les acteurs du territoire aux réflexions et aux actions menées
  • de développer l’attractivité de son centre-ville
  • reconquérir la friche Delaporte / Siret, située sur une île de la Risle
La candidature
Le cahier des charges

Vallée de la Lévrière

Sept communes rurales, la Communauté de communes du Vexin Normand et de nombreuses associations locales se sont regroupées au sein de l’association L’Avenir de la Vallée de la Lévrière. Elles se lancent dans l’aventure Vallées habitées avec l’envie de redynamiser leur vallée, d’y améliorer le cadre de vie pour la rendre plus attractive. Situées à proximité de Gisors, au carrefour de trois régions, elles bénéficient d’une desserte privilégiée à proximité de nombreux axes de transport. Le territoire, essentiellement résidentiel, présente cependant un urbanisme à deux vitesses : la population et le bâti des plateaux s’y développent tandis que le fond de vallée se désertifie et l’habitat patrimonial, vieillissant et/ou onéreux, s’y détériore. La vallée de la Lévrière, disposant d’un patrimoine bâti et paysager remarquable, est pourtant pleine de ressources.

Partant de ce constat, et en vue de remédier au faible renouvellement de la population dans la vallée, des leviers ont été identifiés :

  • initier des actions en direction des familles et de la jeunesse afin de favoriser leur installation
  • améliorer le cadre de vie avec la revitalisation des centres-bourgs, la réhabilitation et préservation du patrimoine bâti ou encore le renforcement d’un tissu social, sportif et culturel,
  • valoriser l’environnement et engager la vallée dans la transition énergétique, mais aussi numérique
  • redynamiser l’économie locale
La candidature
Le cahier des charges